Communiqué  de Presse n°51/2015

La Convention Tchadienne pour la Défense  des Droits  de l’Homme  (C.T.D.D.H) est extrêmement préoccupée par le calvaire  que continue de vivre  les populations des villes et villages des provinces en général et la ville d’ABECHE en particulier  à cause du manque chronique d’eau potable.

En effet  la ville d’ABECHE qui est une des agglomérations les plus peuplées du pays et un des centres commerciaux  les plus importants devrait bénéficier d’une attention particulière de la part des autorités centrales ;

Depuis 2010 date à laquelle  le Wadi Al Bitheha avait détruit les quatre puits d’eau construits par l’organisme Allemand G.T.Z, la ville d’ABECHE vit quasiment dans un dénuement total  du fait de manque de cette denrée indispensable à la vie;

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H) est d’autant plus préoccupée par cette situation que l’accès à l’eau potable est un droit reconnu par le Pacte International relatif au Droits Economiques Sociaux et Culturels  (P.I.D.E.S.C) ratifié par l e Tchad.

Comme si tout cela ne suffisait pas, le responsable de  la SNE d’Abéché  en dépit des coupures chroniques  d’eau se permet d’arracher  les compteurs des usagers et ne l’accepte de les rétablir que moyennant 150 000 ou parfois 200 000 frs CFA ; ces rackettes sont effectuées sans notifications préalables des consommations par des factures.

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H)  rappelle au Président de la République la promesse qu’il avait faite à la population d’Abéché lors de sa dernière visite de trouver  une solution rapide et définitive au manque d’eau dans la ville d’Abéché ; il avait dit à l’époque que le problème d’eau d’Abéché, il en faisait son affaire.

Cette promesse  du Chef de L’Etat  avait été faite au moment où, en désespoir de cause,  certains habitants de la ville d’Abéché avaient brandi des bidons d’eau vides au moment de l’accueil ; Les promesses  du chef de l’Etat  n’étant jamais tenues, cette situation à continué à perdurer jusqu’à nos jours.

La C.T.D.D.H  estime que les besoins en eau de la population aussi bien dans les grandes villes que dans les provinces sont la conséquence de l’inexistence patente d’une politique sociale réelle. Les fonds destinés au bien être des populations sont  détournés  de façon grossière par des individus véreux s’ils ne sont pas tout simplement investis dans des dépenses de prestige  destinées  ni plus ni moins à redorer le blason du président.

Il est écœurant de noter que beaucoup d’argent soit investi dans les fêtes et autres  loisirs du MPS pendant que la majorité de tchadiens  manque de façon chronique de l’eau potable. La C.T.D.D.H  constate avec amertume que cette manière de faire dénote une volonté manifeste  du gouvernement de punir  de façon gratuite, la population tchadienne.

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H) exige la mise en place immédiate d’une politique nationale  de l’eau afin de soulager les populations  tchadiennes d’une situation qui ne se justifie pas pour un pays comme le Tchad ; elle demande  par ailleurs aux autorités tchadiennes de tout mettre en œuvre pour que la ville d’Abéché, importante agglomération du pays ne soit désertée par ses habitants.

La C.T.D.D.H  interpelle le gouvernement Tchadien  afin  qu’il s’attèle le plus rapidement possible à  l’éradication d’une situation anormale qui prévaut au vingt et unième siècle dans un pays comme le Tchad ,étant entendu que  celui-ci   est  l’un des  pays dont le sous sol regorge d’importantes quantités d’eau.

(c) HCR

 

Fait à N’djamena le 11 Mai 2015

Le Secrétaire Général

Mahamat nour Ibedou